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sawatdee
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MessageSujet: Cyclisme, Dopage, Magazine Mar 12 Sep - 21:38


Landis accuse

Alors que Frankie Andreu, un ancien coéquipier de Lance Armstrong, a avoué avoir utilisé de l’EPO lors du Tour de France 1999, Floyd Landis affirme, lui, que le laboratoire de Châtenay-Malabry s’est trompé d’échantillons et réclame sa réhabilitation.

Par Florian Egly

Pendant que le masque tombe de plus en plus sur l’un, l’autre tente par tous les moyens de redresser la pente et de prouver son innocence. L’espace de 24 heures à peine, Lance Armstrong et Floyd Landis, les anciens compères de l’US Postal, ont resurgi dans la case dopage de l’actualité cyclisme. Pour le premier, il s’agit de façon indirecte. Coéquipier du septuple vainqueur du Tour de France, Frankie Andreu a ainsi avoué dans le New York Yimes avoir eu recours à l’EPO lors de la première des sept victoires de l’Américain en 1999, pour «tenir le coup».

Andreu parle pour lui
A l’origine des révélations fracassantes sur des supposés aveux de dopage du Texan sur son lit d’hôpital, au moment où il devait être opéré de son cancer des testicules, Andreu ne vise pas son leader cette fois-ci. Soudainement conscient de son acte et du contexte actuel dans lequel vit le cyclisme, l’Américain dit agir pour la conscience collective et l’exemple. «Il y a deux sortes de types, ceux qui trichent et ceux qui tentent juste de survivre. Il y aura toujours des gens qui nieront avoir pris quelque chose, mais personne ne sait ce que font ces gens quand ils ferment la porte de chez eux. J'ai fait de mon mieux pour ne jamais avoir recours au dopage. J'ai fait un ou deux mauvais choix» a ainsi regretté Frankie Andreu. Des propos corroborés par le témoignage similaire d’un autre coéquipier de Lance Armstrong à l’US Postal à l’époque, et qui a préféré garder l’anonymat. Si Armstrong n’est pas directement montré du doigt, son équipe, en revanche, apparaît nettement dans le viseur. Même si l’on ne saura pas si cette initiative résultait de deux démarches individuelles ou d’une méthode collective.

Pas le bon échantillon pour Landis
De son côté, Floyd Landis, après une première défense hésitante voire grotesque, semble avoir trouvé quelque chose d’un peu plus consistant pour prouver qu’il ne s’est pas dopé sur le Tour de France. Après produire naturellement de la testostérone en grande quantité, boire de la bière et du whisky, et prendre des injections pour sa douleur à la hanche, l’ancien Phonak a trouvé une autre explication : «ce n’est pas mon échantillon qui a été analysé». Après avoir soigneusement épluché les 370 pages du rapport du laboratoire de Châtenay-Malabry, qui a mené les analyses du coureur, son avocat, Howard Jacobs, affirme ainsi avoir trouvé plusieurs bizarreries qui accréditent la thèse d’une erreur du laboratoire français. Celui-ci pose sa défense sur trois points. Premièrement, selon Jacobs, les tests révélés par Châtenay-Malabry ne seraient pas conformes au règlement de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA). Alors qu’il faut que tous les métabolites, ces produits qui montrent la transformation d’une substance de l’organisme, soient positifs pour convaincre un coureur de dopage, sur les quatre métabolites de testostérone de Landis, un seul présenterait des anomalies. Jacobs ajoute ensuite que ce métabolite potentiellement positif proviendrait d’une erreur du laboratoire et ne peut pas être le résultat d’un usage exogène de testostérone. Enfin, l’avocat de Landis déduit des différences constatées entre l’échantillon A et l’échantillon B que le 2e échantillon utilisé pour réaliser la contre-expertise n’appartenait tout simplement pas à Floyd Landis.

Vers une audience publique
Une affirmation énorme. Mais en ces temps où la sprinteuse américaine Marion Jones vient tout juste d’être disculpée grâce à une contre-expertise négative, il est toujours bon de surfer sur la vague et de fragiliser un peu plus une instance qui n’a toujours pas compris comment cela avait pu se produire. Sûr de son fait, Floyd Landis parle déjà de son prochain retour à la compétition. «Je n'ai pas pris de testostérone ou d’autre substance améliorant la performance. Je suis très heureux que la science confirme mon innocence. J'ai été soulagé, mais pas étonné, quand j'ai appris que les experts scientifiques avaient trouvé des problèmes avec l'analyse. J'attends avec intérêt de restaurer mon nom, de sorte que je puisse me concentrer sur mon remplacement de la hanche et commencer à m’entraîner pour la saison prochaine où je veux retourner en France pour défendre mon titre», déclare-t-il sur son site internet. Accompagné de son avocat, le coureur a d’ores et déjà demandé à l’Agence américaine antidopage (USADA) l’arrêt des poursuites à son encontre. Si celle-ci refuse, l’Américain envisage de demander une audience publique, comme la loi américaine l’y autorise. Landis compte ainsi utiliser toutes les ficelles pour se battre. Jusqu’à épuisement.
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